Avez-vous lu "Time to think" de Nancy Kline?

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Le contexte du livre

Tant que nous ne sommes pas prêt à penser par nous même, notre vision n’est pas prête à se dévoiler. C’est pourquoi le livre « Time to think » de Nancy Kline va vous intéresser. Il aide à créer en chacun de nous, et chez autrui, l’une des conditions indispensables à l’éclairage de notre vision: un environnement stimulant.

« Time to think »: pour qui?

Le livre « Time to think » de Nancy Kline s’adresse aux coachs, aux parents et à toute personne qui souhaite développer sa propre créativité, développer des relations de qualité, ou améliorer la créativité de groupe.

Comment se présente le livre?

Le livre se présente en quatre parties: dans la première sont présentées les dix éléments indispensables à un environnement de réflexion. La seconde partie explique comment de facon pratique, créer cet environnement dans le cadre professionnel, mais aussi dans une relation plus personnelle, à deux . Les dernières parties explorent l’aplication de la réflexion à l’ensemble de la société et dans le futur.

Que nous apprend Nancy Kline?

L’auteur le résume bien elle-même au début de son livre, par sept phrases qui énoncent les principes directeurs de sa méthode:

– Tout ce que nous faisons dépend pour sa qualité de la réflexion que nous faisons en premier.

– Notre façon de penser dépend de la qualité de notre attention les uns pour les autres. Penser à son meilleur n’est pas seulement un acte cool de cérébration. C’est aussi une affaire de cœur.

– Un environnement de réflexion est l’ensemble des dix conditions dans lesquelles les êtres humains peuvent penser par eux-mêmes – avec rigueur, imagination, courage et grâce.

– Une écoute de qualité enflamme l’esprit humain.

– Entre vous et une source de bonnes idées se trouve une hypothèse limitante.

– L’hypothèse peut être supprimée avec une question incisive. Les questions incisives augmentent l’intelligence fonctionnelle des êtres humains.

– Un environnement de créativité est naturel, mais rare. Il a été évincé de nos vies et de nos organisations par des manières inférieures de se traiter les uns les autres. Les organisations, les familles et les relations peuvent redevenir des environnements de réflexion, où les bonnes idées abondent, l’action suit et les gens s’épanouissent.

Les exigences d'un environnement de réflexion

Un environnement de réflexion a notamment besoin d’une attention respectueuse, de questions incisives, de relations d’égalité, d’appréciation, d’encouragement, et d’informations exactes.

La qualité de la créativité dépend de la qualité de l’attention qui est offerte. Laisser parler l’autre, sans l’interrompre, avec une expression attentive, calmement dans une relation qui exclut toute infantilisation et toute co-dépendance, est le meilleur moyen de l’aider à réfléchir en toute indépedance.

Time to think de Nancy Kline

 

Quelques notions à retenir de ce livre

le cadre de réflexion, les pièges de l’infantilisation et de la co-dépendance, l’importance du calme, la méthodologie des questions incisives

 

Plus de détails

« Time to think » est un livre concret parce qu’il pose un cadre stimulant pour développer sa propre réflexion et aider les autres. Offrir de l’attention à autrui est une attitude intentionnelle, sur laquelle il convient de veiller car différentes actes inconscients bâtissent des environnements de soumission qui ne favorisent pas la créativité personnelle. Ces vices relationnels consistent notamment en l’infantilisation, et la co-dépendance. Nancy Kline insiste aussi, pour notre bonheur, sur l’observation du calme et la pratique des questions incisives pour libérer le processus créatif.

L'infantilisation

L’infantilisation est le fait de traiter quelqu’un (y compris les enfants) comme un enfant, de décider pour lui ce qui est le mieux, de le diriger, de supposer que nous savons mieux qu’eux, de nous inquiéter pour lui, de prendre soin d’eux. En général, infantiliser les gens, c’est les contrôler nous-mêmes, les rendre dépendants de nous, les obliger à nous confier leurs pensées.

L’infantilisation est subtile. Certains l’expliquent comme étant, en termes d’analyse transactionnelle, le « parent nourricier » alternant avec le « parent critique ». Vous infantilisez quand vous voulez intensément le bien-être d’une autre personne mais que vous voulez aussi intensément être vu comme expert, indispensable et brillant. Infantiliser les autres est en réalité un acte d’insécurité profonde.

Un comportement condescendant et infantilisant est difficile à interrompre parce qu’il est fait au nom du soutien, et parce qu’il est subtil et inconscient. Habituellement, ceux qui infantilisent le nient et prétendent ne pas se sentir supérieurs ou compétitifs. « Je veux juste le meilleur pour toi, c’est tout. »

Infantiliser vos clients, vos amis, votre famille, vos mentorés, ou votre force de travail les empêche de penser par eux-mêmes. L’attention exige le respect.

La depéndance

La dépendance exprime le défaut d’autonomie. Vous êtes co-dépendant si : Vous sentez que vous êtes en train de mourir (littéralement) si la personne est en colère contre vous.

Vous ne ressentez de la joie que lorsque l’autre personne est heureuse et vous êtes triste dès qu’elle se sent triste.

Vous leur demandez ce qu’ils pensent afin de savoir ce que vous pensez.

Vous mentez pour qu’ils soient satisfaits de vous.

Vous ne savez pas que vous existez en dehors d’eux.

Vous vivez dans un bassin d’anxiété lorsque vous n’avez pas entendu parler d’eux.

Vous êtes le plus heureux d’obéir, le plus mal à l’aise de penser par vous-même.

L'attention dans le calme

L’attention dans le calme consiste à attendre calmement que la personne que nous écoutons mène un dialogue intérieur qui l’emmène à de nouvelles idées, sans l’interrompre.

La méthodologie des questions incisives

Dans la vie ordinaire, l’esprit veut penser par lui-même. Il résiste aux commandes. Il répond aux questions, avec des hypothèses limitantes que l’on a inconsciemment acceptées. La méthodologie des questions incisives  identifie avec précision l’hypothèse limitante, puis la remplace par celle qui libère exactement la bonne. La clé est d’écouter avec précision.

Par exemple, une question incisive ressemblerait à ceci : si vous saviez que vous êtes intelligent (hypothèse libératrice), comment parleriez-vous à Neil (objectif de la séance) ?

La question incisive a deux parties: l’hypothèse positive est la première partie. la seconde est la question en elle-même.

Trois types d’hypothèses positives sont posibles: les faits, faits possibles, ou les hypothèses fondamentales sur soi et sur le fonctionnement de la vie.

Vous pouvez identifier vos propres hypothèses et créer vos propres questions incisives pour les supprimer en une seconde. Si vous voulez passer à l’action, mais que vous êtes coincé, demandez-vous : « Qu’est-ce que je suppose ici qui m’arrête ? » Écoutez la réponse, qui pourrait être : « Je suppose que je ne mérite pas le succès ici. »

Auteure

Nancy Kline

Spécialité

Créativité

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